Matière à réflexion

Dans le cadre du projet Rencontres/Encounters j’ai la chance inouïe de pouvoir à la fois jouer et écrire, réfléchir et partager.

Mon mandat initial était de creuser les enjeux inhérents à l’adaptation de nos pratiques et postures ludiques, relationnelles, théâtrales et engagées et d’explorer si (en quoi et sous quelles conditions) nos travaux de recherche création jusqu’ici expérimentaux, en studio, avec des acteurs/artistes professionnels d’horizons culturels, disciplinaires et esthétiques divers peuvent intéresser, inspirer, mobiliser d’autres personnes, milieux ou projets (artistes ou non).

Les questions qui me creusent, qui ne faisaient pas formellement partie de mon mandat mais sur lesquelles je vais m’attarder, sont celles posées par nos pairs créateurs de théâtre qui nous mettent au défi d’articuler le sens profond et la valeur artistique que nous attribuons à nos choix et décisions en rapport aux histoires à entendre, à mettre en scène et à raconter.

Mes billets de blogs documentent nos (les miens et ce que je comprends de ceux de mes collègues) « moments d’arrêts”. L’artiste-éducatrice et théoricienne Lyn Fels appelle « stop moments » ces moments d’inspiration qui commencent en provoquant un arrêt, un arrêt qui, pourvu qu’on s’y attarde et qu’on veuille bien accueillir ce qui nous interpelle, ouvre sur plus grand et parfois plus petit, mais plus souvent qu’autrement indique matière à réflexion.

« Performative inquiry » (Fels, 2012) est un concept que je n’ose pas encore traduire faute d’en saisir toutes les nuances. Ces écrits se veulent à la fois exploration de ces nuances et une invitation à participer d’une théorie et d’une méthodologie de recherche mobilisante. Fels, L. (2012). Collecting Data Through Performative Inquiry: A Tug on the Sleeve. Youth Theatre Journal, 26(1), 50–60.

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